REGIS SAUDER

Originaire de Forbach, le réalisateur Régis Sauder a été le parrain de la première édition du Festival du Film d’Actualité dans les écoles. Encore un grand merci pour sa présence et son engagement !
Voici un retour sur son parcours, retracé par le Républicain Lorrain, lors de la sortie de son film « Nous, princesses de Clèves ».

PLEIN ECRAN DE FORBACH A MARSEILLE

Le film Nous, princesses de Clèves fait la Une. Son réalisateur, Régis Sauder, qui vit à Marseille, n’a pas oublié Forbach et son quartier du Wiesberg.

« J ’ai eu la chance, la semaine dernière, de partager La Grande table de France-Culture avec Isabelle Huppert », s’exalte Régis Sauder, «  pas peu fier ». A 40 ans, le réalisateur du film Nous, princesses de Clèves, a déjà de nombreux documentaires à son actif. Mais cette fois, son premier film en salle fait la Une de tous les médias, «  même du Monde ». Peu habitué aux sunlights, le cinéaste enchaîne les interviews pendant que ses jeunes interprètes marseillais multiplient les apparitions télévisées.

SES PARENTS LE SUIVENT DE FORBACH

Une consécration inattendue savourée par un couple de Forbachois, M. et Mme Sauder, les parents de Régis. Leur fils a quitté la maison il y a vingt ans pour poursuivre ses études de biologie à Strasbourg, de neurobiologie à Marseille puis un DESS de communication et information scientifique à Paris. Après des débuts dans le journalisme scientifique, des collaborations à Libération, Sciences et Vie junior, Eurêka, Régis Sauder se lance dans l’audiovisuel. « Je faisais partie de l’équipe fondatrice de l’émission E = M6 ».

En 2000, son premier film documentaire, Passeurs de vie, diffusé sur France 2, porte sur le don d’organes. Cette bifurcation vers la réalisation documentaire l’enthousiasme : « Je me suis mis à l’image puis à la caméra et j’ai construit une écriture documentaire qui m’est propre ». Il réalise une dizaine de films pour des chaînes du service public. Avec toujours la même question en filigrane : « Comment, à travers le cinéma du réel, raconter des histoires ? Comment, dans l’institution, les gens s’emparent de leur mission et se battent pour qu’elle soit entendue ? ».

D’ABORD POUR LA TELE

Régis Sauder ne prévoyait pas le succès retentissant de Nous, princesses de Clèves, encensé par la critique depuis sa sortie le 30 mars. «  Je suis un peu dépassé par cet engouement », avoue le réalisateur, ravi de voir «  les gens s’emparer » de son film. «  C’est la reconnaissance d’un travail ».

Au départ, ce documentaire, produit par France Ô, était uniquement destiné à une diffusion télé. Riche des bons retours du public après une projection à Marseille, le réalisateur est finalement encouragé à le sortir en salle. Un distributeur soutient l’idée, «  mais il a fallu un an de travail pour trouver les financements ».

DU WIESBERG AU VIEUX PORT

Installé à Marseille depuis onze ans avec son épouse et ses trois fils, Régis Sauder n’a jamais renié ses racines forbachoises. « Si j’en suis là, c’est grâce à mes parents, à leur éducation », assure-t-il, rendant hommage à son père, ancien instituteur au Wiesberg, et à sa mère, fonctionnaire retraitée. Il se souvient avec affection de ses années à l’école primaire de son quartier plutôt défavorisé, des copains du collège, « très peu d’entre nous allaient ensuite au lycée ». Et fait le lien avec les élèves des quartiers nord de sa ville d’adoption. Lui, le chanceux, évoque deux de ses professeurs de français, qui lui ont donné le goût de la littérature, Des personnages romanesques. Ses préférés : «  le conte de Monte-Christo, le Prince de Clèves ».

Sa force, sa détermination, ses désirs, son inspiration viennent, en partie, de là. Tout comme son envie de passer derrière la caméra « Le cinéma m’a nourri depuis toujours », explique-t-il, se remémorant le premier film vu en famille, « West side story, la salle était au bas de la ville ».

Venir présenter Nous, princesse de Clèves au cinéma de Forbach ? « Ce serait vraiment un grand plaisir », assure Régis Sauder, prêt à répondre à une telle invitation.

Source : article du Républicain Lorrain du 07/04/2011

Menu